7.10.06

Rapport Droits humains

Un rapport de l'ONU critique l'attitude du Maroc au Sahara occidental
Jean-Pierre Tuquoi, LE MONDE | 07.10.06

C'est un rapport confidentiel du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH). Daté de septembre, il est le fruit d'une mission partie enquêter, en mai et juin, sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, en territoire algérien, à la suite de manifestations violentes qui avaient eu lieu, en 2005, dans la zone sous contrôle marocain.

Long d'une quinzaine de pages, le document n'a eu que trois destinataires : le Maroc, qui occupe le Sahara occidental depuis le départ du colonisateur espagnol, il y a une trentaine d'années ; le Front Polisario, partisan de l'indépendance de ce territoire désertique de la taille de la Belgique ; l'Algérie, enfin, qui accueille sur son sol, à Tindouf, près de 90 000 réfugiés sahraouis.

Le rapport est sévère pour le Maroc. "La situation des droits de l'homme est préoccupante, particulièrement dans la partie du Sahara occidental sous administration marocaine, écrivent les auteurs. Actuellement, le peuple sahraoui se voit dénier le droit à l'autodétermination (ainsi que) toute une série d'autres droits (...). "

Les rapporteurs du HCDH reconnaissent qu'ils ont pu travailler en toute liberté au Maroc et au Sahara occidental et qu'ils ont rencontré qui ils souhaitaient. Leurs critiques à l'encontre de Rabat n'en sont pas moins sévères. Ainsi, ils accusent les autorités marocaines d'avoir "utilisé la force de manière disproportionnée" pour réprimer les manifestations pro-indépendantistes de mai 2005, répression qui fit officiellement un mort et des "centaines de blessés".

"DÉFICIENCES" DE LA JUSTICE

De même pointent-ils du doigt les "sérieuses déficiences" de la justice marocaine lorsqu'il s'agit de "garantir un procès équitable" aux personnes traduites en justice. Les réponses des autorités sur ce point " ne sont pas satisfaisantes", poursuit le rapport. Sur d'autres points - l'usage de la torture, la liberté d'expression ou d'association -, le rapport résume les témoignages à charge recueillis mais évite de conclure de façon trop abrupte. Ses auteurs préfèrent rappeler aux autorités marocaines qu'elles sont tenues d'appliquer les textes internationaux signés par elles.

Le Front Polisario est mieux traité, ce qui risque d'être perçu comme une preuve de partialité par Rabat. Non sans rappeler que des manifestations de masse orchestrées par le Polisario ont émaillé leur séjour à Tindouf, les délégués du Haut Commissariat se montrent peu critiques. Tout juste indiquent-ils que, "selon des sources au Sahara occidental", les responsables sahraouis refusent à certains réfugiés le droit d'aller visiter leur famille restée au Sahara occidental. "La délégation n'était pas en position de pouvoir confirmer (ces) allégations", ajoutent-ils.

Les recommandations finales du rapport risquent de faire grincer des dents à Rabat tant elles sont tranchées et s'éloignent du projet d'autonomie du Sahara occidental, au sein du royaume, défendu par les autorités marocaines. "Le droit d'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental doit être assuré et mis en place sans attendre (...). Presque toutes les violations des droits de l'homme (...) se nourrissent de la non-application de ce droit fondamental", note le rapport.

Hasard du calendrier, la publication du rapport intervient alors que le Maroc, revenant sur sa décision, a annulé, le 4 octobre, le déplacement que devait effectuer au Sahara occidental une délégation de parlementaires européens, au prétexte que la majorité de ses membres "épouse sans réserve les thèses du Polisario".

Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 08.10.06

17.9.06

Destituido el director de la Seguridad Nacional marroquí

El Mundo 15.09.06
http://www.elmundo.es/papel/2006/09/15/mundo/2024698.html

El cese de Hamidu Laanigri está relacionado con un supuesto complot islamista para matar a dos ministros socialistas

ALI LMRABET. Corresponsal en Marruecos

Uno de los hombres fuertes de Marruecos, el general de gendarmería Hamidu Laanigri, ya no lo es. El miércoles por la noche, como de costumbre cuando se trata de temas sensibles, la agencia oficial de prensa MAP anunció en un lacónico teletipo el «reemplazo» de Laanigri, hasta la fecha máximo responsable de la Dirección General de la Seguridad Nacional (DGSN).

Personalidad controvertida y considerada muy próxima al entorno del rey, Laanigri acaba de engrosar la larga lista de responsables de la seguridad marroquí recientemente destituidos por el propio soberano alauí a raíz de dos escándalos que sacuden desde hace unas semanas el país. Uno, el reciente descubrimiento de un supuesto complot islamista -con complicidades militares y policiales- para acabar con la vida de dos ministros socialistas, y (otro) el hallazgo de una trama mafiosa de narcotraficantes que implica a Abdelaziz Izzu, el director de la seguridad de los palacios reales y a decenas de oficiales de la gendarmería y de la policía.

En Rabat, se baraja la hipótesis de que Laanigri, que en el pasado ocupó el puesto de director de la Dirección General de la Vigilancia del Territorio (la policía política, DST en sus siglas en francés), haya sido víctima del último gesto impulsivo de Mohamed VI. El monarca está harto de constatar que el reino no solamente sigue siendo un foco de terrorismo islamista y base de operaciones de los «emperadores de la droga» (como se llama a los narcotraficantes), sino que muchos responsables marroquíes, en todos los niveles, están implicados en este tráfico.

En 2003, una inmensa redada en el norte de Marruecos se saldó con la detención de varios «emperadores» así como de una veintena de jueces, fiscales, y miembros de las fuerzas del orden. La investigación fue llevada a cabo por el propio Laanigri, que se implicó personalmente en muchos interrogatorios utilizando, como lo denunciaron algunos de los detenidos, métodos brutales para obtener confesiones.

Finalmente, el saldo de esta redada se quedó en casi nada, ya que la mayoría de los funcionarios arrestados o fueron liberados sin cargos y o fueron condenados a penas menores.

Según el teletipo de la MAP, el temible ex director de la DGSN, que fue remplazado en el cargo por El Wali (gobernador de gobernadores de El Aaiún), ha sido nombrado inspector general de las Fuerzas Auxiliares, una fuerza paramilitar que depende del Ministerio del Interior y cuya misión, entre otras, es «la vigilancia de edificios públicos».

No es exactamente desde este puesto desde el que el general Laanigri, que ha sido acusado de tortura por varias organizaciones internacionales de Derechos Humanos, podrá continuar hostigando y perseguiendo a los disidentes marroquíes.
Ayer, varias organizaciones de apoyo al pueblo saharaui interpusieron en la Audiencia Nacional de Madrid una querella criminal contra Laanigri y otros responsables militares y civiles marroquíes por su presunta responsabilidad en «delitos de genocidio, torturas, detenciones ilegales, secuestros y desapariciones».

14.9.06

Mutation du général Hamidou Laanigri

Maroc : nomination d'un nouveau patron de la police
AFP 13.09.06 | 21h31


Le roi Mohammed VI du Maroc a nommé Charki Draïss à la tête la Direction générale de la surêté nationale (DGSN) en remplacement du général Hamidou Laanigri, a indiqué mercredi l'agence marocaine de presse Map.

Aucune explication officielle n'a été donnée sur cette nomination.

Charki Draïss occupait depuis 2005 le poste de wali (super-gouverneur) de la province d'El Ayoun, chef lieu du Sahara occidental.

Il remplace à la tête de la DGSN, le général Hamidou Laanigri, nommé par le roi, selon la même dépêche, inspecteur général des Forces auxiliaires, un corps armé relevant du ministère de l'Intérieur.

"M. Draiss est un homme du sérail et de confiance. En tant que civil, il a acquis une riche expérience au ministère de l'Intérieur notamment à la direction du renseignement", a déclaré à l'AFP un responsable politique sous le couvert de l'anonymat.

Hamidou Laanigri était directeur général de la DGSN depuis plus de trois ans après les attentats terroristes de Casablanca du 16 mai 2003, qui avaient fait 33 morts et des dizaines de blessés.

Dans ses nouvelles fonctions, le général Laanigri a été chargé de superviser les Forces auxiliaires dans les zones nord et sud du pays, a indiqué l'agence.

Les régions du nord et du sud sont sensibles avec notamment la lutte contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue ainsi que le voisignage de ces zones avec l'Europe et l'Afrique subsaharienne, selon ce responsable.

Les deux nominations interviennent quelques jours après l'annonce par le ministère de l'Intérieur du démantelement au Maroc de deux réseaux.

Le premier concernait une cinquantaire d'islamistes accusés de préparer des attentats et le deuxième concernait des trafiquants de drogue à Tanger (nord) et à Casablanca (centre).

L'enquête sur ce dernier réseau a conduit mardi à la suspension de leurs fonctions de douze responsables, dont des officiers de la gendarmerie, de la police, des Forces auxiliaires et de trois cadres du ministère de l'Intérieur ayant rang de "caïd" (administrateur de cercles).

Lors de l'enquête, le chef présumé du réseau de drogue démantelé, Mohamed Kharraz, a cité les noms des douze responsables marocains dont le roi a décidé en personne de les décharger de leurs fonctions en attentant les résultats de l'enquête, a indiqué mardi une source officielle.

21.12.05

El Ayoun 16.12.05 Photos suite






Blessé-e-s

El Ayoun 16.12.05 Photos suite

Maisons saccagées




El Ayoun 16.12.05 PHOTOS


17.12.05

NOUVELLES du 16.12.05


Manifestations à El Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupé, réprimées brutalement par les forces colonialistes marocaines
[corr. sur place]

Le 16.12.2005 à 12 :00 les élèves des écoles secondaires de Jansaa et de Mansur Eldahbi sont sortis dans la rue pour une manifestation, en brandissant des drapeaux de la République Arabe Saharauie Démocratique et en criant des slogans contre la présence coloniale marocaine au Sahara Occidental.

En arrivant au quartier Alfath, des citoyens et citoyennes de divers âges se sont joints à eux, formant ainsi une foule qui, selon des témoins directs, est la plus nombreuse enregistrée depuis le 21 mai passé, date du début du mouvement de protestation pacifique sahraoui.

Les forces de sécurité marocaines, arrivées à bord de 16 camions, sont immédiatement intervenues de façon brutale, poursuivant les manifestants, attaquant les maisons des Sahraouis qui les empêchaient d'entrer. Dans le but d'empêcher les manifestations, spécialement dans l'École de Jansaa, les autorités ont obligé les élèves à sortir de l'école classe par classe, sous contrôle policier.

Les forces d'occupation ont attaqué des maisons sahraouies le long des rues où a passé la manifestation, faisant sortir brutalement les habitants, les ruant de coups et les maltraitant en pleine rue. On a vu des ambulances évacuer des blessés.

La rue de Ligzit a connu une autre manifestation. Les informations indiquent que les autorités marocaines ont utilisé des policiers en civil infiltrés parmi les manifestants et, à la première intervention des forces de sécurité, ces policiers ont participé à la répression brutale contre les Sahraouis.

Un grand nombre de citoyens sahraouis a été blessé ou emprisonné, ainsi que des dizaines de maisons saccagées.

Le bilan provisoire est le suivant :

1. Maisons saccagées :

  1. Maison d'Ahel Boudebbous.
  2. Maison d'Ahel Bouchalga.
  3. Maison de Bachir Amidan
  4. Maison de Hamdi ould Alarabi
  5. Maison d'Ahel Silamou (Mohamed Salem Ould Embarec)
  6. Maison d'Ahel Bouyemaa
  7. Maison de Hamdi Ould lefdil
  8. Maison d'Embarek Eljalil
  9. Maison d'Ahel Hallab Salama
  10. Maison d'Ahel Deida

2. Liste des blessés :

  1. Fatma mint Bouchalga -- Fracture
  2. Bachir Ould Sidi Ould Boudebbous -- Fracture
  3. Bounan Mustafa -- Fractures graves des mains et jambes
  4. Mohamed Bachir Amidan -- blessé
  5. Aziza Bachir Amidan -- blessée
  6. Embarka Bachir Amidan -- blessée, fracture de la main
  7. Ghleila Bachir Amidan -- blessée
  8. Kaziza Mohamed -- blessé
  9. Monnina Boudebbous -- blessée
  10. Deidda Kaziza -- blessée
  11. Lemgheibila Amidan -- blessée
  12. Boudebbous Mariam -- blessée, dans le coma
  13. Alumri Soumeya -- blessée au dos et à une main
  14. Amidan Mohammed -- blessé gravement
  15. Mariam Lensari -- blessée
  16. Alfarrah Hallab -- blessé à la tête
  17. Larabas Eddeich -- Fracture main et blessures tête
  18. Albuchra Ghleijilha -- blessée
  19. Aluat Dahi -- blessé
  20. Bneya Deiddad -- blessée
  21. Ayach Zahra Alisalem Bahi -- blessée
  22. Fatma Alghallaui -- blessée
  23. Fatma Allali Lefdeil (anciana) -- blessée
  24. Rodouan Mohamed Allali -- blessé
  25. Toumanna Salama Lefdeil -- blessée
  26. Sidahmed Lefdeil -- Herdio
  27. Essida Sidi Barka -- blessée à la tête
  28. Cheij Sidi Alarbi -- blessé
  29. Ezzouha Bachir Amidan -- Fracture
  30. Toufik Abdelhai Ould Aidari -- blessé
  31. Elfarrah Hasan Omar -- blessé
  32. Mahmoud Nayem -- blessures graves et vomit du sang
  33. Edbeidebbat Sidi el housin -- blessée
  34. Ejueya Sidi Elhusein -- blessée
  35. Munnina Sidi Elhusein-- blessée
  36. Hal-lab Matu -- blessée
  37. Hal-lab Zahara -- blessée
  38. Hammadi Elmahyub Deiraa -- blessé
  39. Hal-lab Masaud -- blessé
  40. Mohammed Ennayem -- blessé
  41. Zeruali Siida -- blessée
  42. Alua Ali Beiba -- blessé
  43. Chiaa Aluat -- blessé
  44. Leguara Aicha -- blessée
  45. Ali Salem Lemuahad -- blessé

3. Blessés postérieurement emprisonnés :

  1. Asrir Fatma Al-lali Lefdil
  2. Chein Bachir Amidan
  3. Ibrahim Sah
  4. Inyurni Baha
  5. Budabbus Cheij
  6. Mustafa uld Salek uld Buseif
  7. Ibrahimessalem Elfarrah Salama
  8. Elfarrah Umar Hal-lab
  9. Baha Mohamed Seil-lamu
  10. Ualda Baba Ahmed
  11. Deidda Elhurría
  12. Zahra Ahmed Fal Mohamed Yahdih
  13. Mohamed Salem uld Abdelfatah
  14. Taqi Ergueibi
  15. Taqi Seif
  16. Embarek uld Eljalil
  17. Hal-lab Umessaad
  18. Cheij Elarabi
  19. Amidan Said
  20. Maaluma Arabi
  21. Maaluma Lejlifi
  22. Mahmud Ennayem

4. Arrêtés :

  1. Zeruali Sidi
  2. Mohamed Chein
  3. Hal-lab Galia
  4. Chej Amidan
  5. Tumanna Hal-lab
  6. Mohamed Fadel Baba Ahmed
  7. Buchalga Raguía
  8. Salek Chein
  9. Elyatim Mohamed
  10. Budabbus Deudat
  11. Fatma mint Eil-lal
  12. Aglalemnat Amidan
  13. Matu Brahimeljalil
  14. Lamina
  15. Busaula Zahra Larusi
  16. Rabab Mohamed Elhamel
  17. Umelfadli Lefdil Embarek
  18. Umusaad Embarek Eljalil
  19. Zeineddin Leída
  20. Abulia mint Fal
  21. Emrabbih uld Buyemaa
  22. Ybrahim uld Hammad uld Taher Maatal-la
  23. Esiidi Moulud Mohamed Mohamed (adolescente )
  24. Euerib Dahba Mohamed Fadel
  25. Lakhal Mohamed uld Abdal-la
  26. Baba uld Mohamed Salem uld Taglabut
  27. Babeit Juna
  28. Mustafa Elyusfi
  29. Reduan Lefdil
  30. Lefqir Babeit Tiguilbut
  31. Salek Rgueibi uld embeirik
  32. Mohamed Elhasán Embeirik
  33. Brahimessalem Elfarrah Salama
  34. Bahi Mohamed Embarek
  35. Elhay Ualda Chiaa
  36. Bueida Mohamad Charfi
  37. Heimuda Hammadi
  38. Ali Salem Elyahyaui
  39. Babeit Mustafa
  40. Mustafa Elmiri
  41. Mohamed Emrabbih Abdelyalil
  42. Haddi Moulud

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NOTICIAS 16.12.05

Manifestaciones en el Aiun, Capital del Sahara Occidental ocupado, reprimidas brutalmente por las fuerzas colonialistas marroquíes

A las 12 :00 del día de 16.12.2005 los alumnos de la escuela secundaria de Jansaa y la de Mansur Eldahbi, ambas en la capital ocupada del Aiun, salieron en una manifestación, enarbolando las banderas de la República Árabe Saharaui Democrática y gritando con eslóganes en contra de la presencia colonial marroquí en el Sahara Occidental.

Al llegar la manifestación al barrio de Alfath, se incorporó a ella ciudadanos y ciudadanas de distintas edades, hombres, mujeres y jóvenes, formando así una manifestación que, según testigos directos, es la más numerosa registrada hasta ahora desde el pasado 21 de mayo, fecha del movimiento de protesta pacífico saharaui.

Inmediatamente intervinieron las unidades de las fuerzas de seguridad marroquíes, emprendiendo una represión brutal, persiguiendo a los manifestantes, atacando las casas de los saharauis que defendieron sus hogares ante un gran numero de agentes marroquíes que llegaron en 16 camiones. Las autoridades marroquíes, con el objetivo de impedir las manifestaciones, especialmente en la Escuela de Jansaa, ha obligado a los alumnos a salir de la escuela por clases, controlados por los policías.

Las fuerzas de ocupación atacaron casas saharauis a lo largo de las calles donde se organizó la manifestación, sacando brutalmente a todos los que encuentra, exponiéndoles a fuertes golpes y torturándoles en plena calle. Se vieron ambulancias evacuando heridos.

La calle de Ligzit conoció otra manifestación. Las informaciones señalan que las autoridades marroquíes utiliza policías con ropa civil que infiltra dentro de los manifestantes y, a la primera intervención de las fuerzas de seguridad, estos policías colaboran en la brutal represión contra los saharauis.

A raíz de las manifestaciones populares pacificas que han tenido lugar durante todo el día de hoy en el Aiun, la capital saharaui ocupada, y en las cuales los ciudadanos saharauis han enarbolado las banderas de la RASD, y los eslóganes que rechazan la ocupación marroquí y reclaman la independencia del Sahara occidental, los manifestantes se han confrontado con una campaña de represión salvaje de la parte de las fuerzas de seguridad y el ejercito marroquí. Grán numero de ciudadanos sahrauis resultaron heridos o encarcelados, asi como decenas de casas saqueadas .

La datos provisionales son los siguientes :

1. Casas saqueadas :

  1. Casa de Ahel Boudebbous.
  2. Casa de Ahel Bouchalga.
  3. Casa de Bachir Amidan
  4. Casa de Hamdi ould Alarabi
  5. Casa de Ahel Silamou (Mohamed Salem Ould Embarec)
  6. Casa de Ahel Bouyemaa
  7. Casa de Hamdi Ould lefdil
  8. Casa de Embarek Eljalil
  9. Casa de Ahel Hallab Salama
  10. Casa de Ahel Deida

2 . Lista de los heridos :

  1. Fatma mint Bouchalga -- Fractura
  2. Bachir Ould Sidi Ould Boudebbous -- Fractura
  3. Bounan Mustafa -- Fracturas muy criticas en las manos y las piernas
  4. Mohamed Bachir Amidan -- Herido
  5. Aziza Bachir Amidan -- Herida
  6. Embarka Bachir Amidan -- Herida, fractura en una mano
  7. Ghleila Bachir Amidan -- Herida
  8. Kaziza Mohamed -- Herido
  9. Monnina Boudebbous -- Herida
  10. Deidda Kaziza -- Herida
  11. Lemgheibila Amidan -- Herida
  12. Boudebbous Mariam -- herida, en estado de coma
  13. Alumri Soumeya -- Herida en la espalda y en una mano
  14. Amidan Mohammed -- Heridas muy graves
  15. Mariam Lensari -- Herida
  16. Alfarrah Hallab -- Herido en la cabeza
  17. Larabas Eddeich -- Fractura en una mano y heridas en la cabeza
  18. Albuchra Ghleijilha -- Herida
  19. Aluat Dahi -- Herido
  20. Bneya Deiddad -- Herida
  21. Ayach Zahra Alisalem Bahi -- Herida
  22. Fatma Alghallaui -- Herida
  23. Fatma Allali Lefdeil (anciana) -- Herida
  24. Rodouan Mohamed Allali -- Herido
  25. Toumanna Salama Lefdeil -- Herida
  26. Sidahmed Lefdeil -- Herdio
  27. Essida Sidi Barka -- Herida en la cabeza
  28. Cheij Sidi Alarbi -- Herido
  29. Ezzouha Bachir Amidan -- Fractura
  30. Toufik Abdelhai Ould Aidari -- Herido
  31. Elfarrah Hasan Omar -- Herido
  32. Mahmoud Nayem -- Heridas graves y vomita sangre
  33. Edbeidebbat Sidi el housin -- Herida
  34. Ejueya Sidi Elhusein -- herida
  35. Munnina Sidi Elhusein-- herida
  36. Hal-lab Matu -- herida
  37. Hal-lab Zahara -- herida
  38. Hammadi Elmahyub Deiraa -- herido
  39. Hal-lab Masaud -- herido
  40. Mohammed Ennayem -- herido
  41. Zeruali Siida -- Herida
  42. Alua Ali Beiba -- herido
  43. Chiaa Aluat -- herido
  44. Leguara Aicha -- herida
  45. Ali Salem Lemuahad -- herido

3 . Heridos posteriormente encarcelados :

  1. Asrir Fatma Al-lali Lefdil
  2. Chein Bachir Amidan
  3. Ibrahim Sah
  4. Inyurni Baha
  5. Budabbus Cheij
  6. Mustafa uld Salek uld Buseif
  7. Ibrahimessalem Elfarrah Salama
  8. Elfarrah Umar Hal-lab
  9. Baha Mohamed Seil-lamu
  10. Ualda Baba Ahmed
  11. Deidda Elhurría
  12. Zahra Ahmed Fal Mohamed Yahdih
  13. Mohamed Salem uld Abdelfatah
  14. Taqi Ergueibi
  15. Taqi Seif
  16. Embarek uld Eljalil
  17. Hal-lab Umessaad
  18. Cheij Elarabi
  19. Amidan Said
  20. Maaluma Arabi
  21. Maaluma Lejlifi
  22. Mahmud Ennayem

4 . Detenidos :

  1. Zeruali Sidi
  2. Mohamed Chein
  3. Hal-lab Galia
  4. Chej Amidan
  5. Tumanna Hal-lab
  6. Mohamed Fadel Baba Ahmed
  7. Buchalga Raguía
  8. Salek Chein
  9. Elyatim Mohamed
  10. Budabbus Deudat
  11. Fatma mint Eil-lal
  12. Aglalemnat Amidan
  13. Matu Brahimeljalil
  14. Lamina
  15. Busaula Zahra Larusi
  16. Rabab Mohamed Elhamel
  17. Umelfadli Lefdil Embarek
  18. Umusaad Embarek Eljalil
  19. Zeineddin Leída
  20. Abulia mint Fal
  21. Emrabbih uld Buyemaa
  22. Ybrahim uld Hammad uld Taher Maatal-la
  23. Esiidi Moulud Mohamed Mohamed (adolescente )
  24. Euerib Dahba Mohamed Fadel
  25. Lakhal Mohamed uld Abdal-la
  26. Baba uld Mohamed Salem uld Taglabut
  27. Babeit Juna
  28. Mustafa Elyusfi
  29. Reduan Lefdil
  30. Lefqir Babeit Tiguilbut
  31. Salek Rgueibi uld embeirik
  32. Mohamed Elhasán Embeirik
  33. Brahimessalem Elfarrah Salama
  34. Bahi Mohamed Embarek
  35. Elhay Ualda Chiaa
  36. Bueida Mohamad Charfi
  37. Heimuda Hammadi
  38. Ali Salem Elyahyaui
  39. Babeit Mustafa
  40. Mustafa Elmiri
  41. Mohamed Emrabbih Abdelyalil
  42. Haddi Moulud

COMMUNIQUE

Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA)
BP 12 Tindouf (Algerie)
Mail to: afapredesa@afapredesa.org Web: http://www.afapredesa.org


Union des Juristes Sahraouis (UJS)


Situation grave dans les territoires occupés du Sahara Occidental

La capital de la république sahraouie El Aaiun, sous occupation marocaine, a été, aujourd'hui 16 décembre 2005, le théâtre de violents affrontements entre des manifestants pacifiques et les forces d'occupation marocaines.

La manifestation organisée par la population civile pour protester contre les graves atteintes des droits de l'homme, la réclamation de la libération de tous les prisonniers politiques et la mise en œuvre sans retards additionnels par l'ONU d'un referendum d'autodétermination, conforment à la légalité internationale.

Les manifestants se sont groupés dans les avenues de Chakib Arsalan et Jamal Din Al Afghani vers midi 12h jusqu'à la prière du vendredi et ont commencé une marche partir de 14h jusqu'à 17h45. Des centaines de personnes se sont rassemblées portant des drapeaux de la RASD et répétant des slogans hostiles à l'occupation marocaine et revendiquant la liberté et la paix pour le peuple sahraoui.
Pour toute réponse, les autorités d'occupation marocaines ont dépêché un impressionnant arsenal militaire et sécuritaire composé de contingents des Groupes Urbains de Sécurité (GUS), des Forces Auxiliaires (FA), des Compagnies Mobiles d'Intervention (CMI), des forces de la Gendarmerie Royale (GR), des éléments de Département de la Surveillance Territoriale (DST) renforcés par des éléments des contingents des Forces Armées Royale (FAR) habillés en civil armés jusqu'aux dents de matraques, d'armes à feu et de bombes lacrymogènes.
Ces forces sont intervenues brutalement pour disperser les manifestants pacifiques et ont procédé à la détention de dizaines de femmes, d'hommes et même d'enfants.
Le lourd bilan provisoire de la répression marocaine fait état de 63 personnes détenues, 250 personnes blessées et des dizaines de maisons saccagées.

Parmi les victimes de la brutale intervention policière et militaire marocaine :

1. LES DETENUS :

1. Oum El Fadli El Khalil
2. Mohamed Fadel ould Ahmed Taglabout
3. Halab Rabab
4. Halab Oum El Fadli
5. Litim Mohamed Said
6. Ayach Mohamed
7. Haddad
8. Cheikh Amidan
9. Mohamed Khouna Babouit (libéré vers 23H après avoir été brûlé)
10. Saleh Hatem
11. Amidan Said (ETAT TRES GRAVE)
12. Amidan Mohamed Fadel
13. Salek Embairik
14. Cheikh Bachir
15. Brahim Salem Farah
16. Bahia
17. Ould Baba Ahmed ould Taglabout
18. Hamoudi Hammadi
19. Yahyoui Ali Baiba
20. Sidi Ahmed Abay
21. Ahmed Moussaoui
22. Hallab Oum Saad
23. Ghlailat Salama Embarek
24. Sid Ahmed Boutabaa
25. Mohamed Balaoui
26. Hallab Mohamed
27. Jouida Belfal
28. Zahra Bousaoula
29. Fatimatou bouchalga
30. Salek Rguibi ould Embouirik
31. Mohamed Hassan ould Embouirik
32. Cheikh Bachir Amidan
33. Brahim Salem Farah Salama
34. Bahiya Mohamed Embarek
35. El Haj Oualda ould Cheiaa
36. Bouaada Mohamed charfi
37. Haimouda Hamoudi



2. LES BLESSES :

1. Babina Mohamed Dida (femme très âgée)
2. Mustafa el Farah
3. Abdelahay Anday
4. Khdreis Sidi Mohamed (inconscient)
5. Alaout Ali Baiba (inconscient)
6. Hallab Sid Ahmed (gravement atteint à la tête)
7. Hallab Masaoud
8. Souiyeh El Bachra (gravement atteint aux yeux, pieds et jambes)
9. Mahmoudi Najem (atteint à la tête et aux yeux)
10. Dahi chiaa (atteint à l'appareil génital)
11. Mounina Boudabouss (gravement atteinte aux yeux, mains et pieds) Fatma Alali (différents parties du corps)
12. Ahl arabi lekhlifa (atteint à la tête)
13. Oum Ahl Amidan (gravement atteinte à la tête, aux jambes et pieds) Soumia Amari (gravement atteinte aux jambes, pieds et hanches)
14. Amidan Aziza (gravement atteinte aux jambes et pieds)
15. Babouit Mohamed khouna (gravement atteinte aux épaules)
16. Choukouk Embarek (atteint à la tête et aux pieds)
17. Bounan Mustapha
18. Farah Hassan ould Omar
19. Taoufik Abdelahay ould Andari
20. Amidan Mohamed El Bachir
21. Azouha Bachir Amidan
22. Fatimatou Alili Lefdail
23. Radouan Mohamed Alali
24. Toumana Salama Lefdail (ETAT TRES GRAVE)
25. Cheikh Sidi El Arabi (ETAT TRES GRAVE)
26. Sidi Ahmed Lefdail (Blessures graves à la tête)
27. Saida ment Sidi Braika
28. Dabaibat Sidi El Houssein
29. Khouita Sidi El Houssein
30. Mounina Sidi El Houssein Hallab
31. Zahra Zindin
32. Hamoudi Mahyub Adairaa
33. Mohamed Najem Zarouali
34. Chaiaa Alouat Aloua
35. Lekouara Aicha
36. Ali Salem ould Lajad

3. LES MAISONES SACCAGEES :

1. Ahl Arabi
2. Ahl Boudabouss
3. Ahl Amidan
4. Ahl Hallab
5. Ahl Lakhal
6. Ahl Ali Baiba Alouat
7. Ahl Salama ould Lefdail
8. Ahl Embarek ould El Khalil

Depuis le soir, la ville de El Aaiun est complètement assiégée par les forces d'occupation et les hôpitaux sont encerclés par des contingents qui interpellent tout Sahraoui qui tente de s'y approcher.

L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) et l'Union des Juristes Sahraouis (UJS) dénoncent énergiquement la violente répression qui s'abat sur la population civile sahraouie sans défense dans les territoires occupés. L'AFAPREDESA et l'UJS condamnent les graves atteintes des droits de l'homme perpétrées à l'encontre des manifestants pacifiques et rend responsables les autorités marocaines responsables de ces agissements contraires à la lettre et à l'esprit des Conventions et Déclarations Internationales relatives aux droits de l'homme.

Devant la recrudescence de la violence contre la population sahraouie dans les territoires occupés de la République Sahraouie, l'AFAPREDESA et l'UJS exigent des autorités d'occupation :
1. L'arrêt immédiat des hostilités contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
2. La libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques sahraouis.

3. Le libre accès de blessés aux hôpitaux et aux centres de soins, conformément aux dispositions des Conventions de Genève.
4. La traduction devant un tribunal indépendant et impartial les responsables des graves atteintes commises contre la population civile sahraouie.

L'AFAPREDESA et l'UJS demande à la Communauté Internationale, à l'ONU, au Parlement Européen, à l'Union Africaine et au Comité International de la Croix Rouge, au gouvernement espagnol et aux organisations de défense des Droits de l'Homme d'intervenir d'urgence pour mettre fin au bain de sang qui coule actuellement dans les territoires occupés et de dépêcher d'urgence une commission internationale d'enquête sur les graves violations des droits de l'homme.

Campements de réfugiés sahraouis, le 16 décembre 2005